Onirochromes

ces reliefs numériques compilent plusieurs espaces de représentation, l'image rend visible un espace temps fugace, fragile et méditatif, un espace arrêté dans le temps des rêves. Les onirochromes interfèrent avec un logiciel et prolongent le cheminement des songes.

Vierge Noir  e

= léo dupleix + anna gaïotti + sigolène valax

 

vierge noir e est une chimère musicale, un corps à 3 têtes bruitistes, qui nouent, dénouent et renouent les bobines de l’improvisation sonore. La musique s’argumente et s’abîme tant dans l’espace que dans le temps, le rien ou le surplus sont des choix performatifs ; et sur le terrain de jeu, les 3 musiciens ne s’unissent en proie à la frontalité d’un concert, mais usent les espaces qu’on leur donne.

Dans l'obscurité toutes les sensations contractées au creux de nos âmes sont perçues différemment et nous conduisent à cheminer entre corps, mémoire, esprits et sortilèges. Les paupières fermées, l’auditeur se déplace et génère des sons par ses propres mouvements. Une caméra infra rouge, sensible aux gestes et aux présences, modifie les paramètres sonores suivant un principe d’accumulation, d’enchevêtrement, d'effacement. 

 

Chaque corps va effectuer des gestes, des mouvements et le public va improviser une chorégraphie rapide ou lente ; Chacun est invité à explorer l’écume musicale des lieux jusqu’à trouver une forme de danse intérieure et poétique.... Ici vous êtes le passager d’un autre, cela commence avec de la transparence puis, le poids du corps prend place, radieux, fulgurant, imaginatif.....

La forêt aux esprits

Le poids de la lumière, installation haptique

Le tracé haptique est hanté par la sensation de toucher une topographie virtuelle.

cette perception troublante fait entrer un paradoxe à l'intérieur de notre système neuro-sensitif.

“ Le poids de la lumière “ nous immerge dans une matrice fantomatique qui joue sur l'irisation et les variations de fréquences chromatiques. Prolongé par un bras haptique nos doigts se saisissent de parcelle de voxel, pixel développés en trois dimension. ils restituent une véritable expérience de la matière exalté par des retours de force robotisés. Notre conscience du toucher est leurrée et révèle petit à petit le poids aimanté de la lumière. Au fure et à mesure de l'exploration haptique, la main éclipse la chair virtuelle et côtoie les qualités lumineuses enfouie dans le langage algorithmique.

s’agit-il d’une recherche atopique ? 

L’œuvre est sans territoire. Elle se déploie dans la temporalité orpheline d’un topos effectif. Sa seule adresse est le sensible qui dans sa structure intime voit défiler un cortège de matériaux naturels et artificiels. Une distillation lente e.st en chemin, il n’y a plus de durée. Nous sommes plongés dans espace vibrant où des courbes lunaires, grisées par leurs mouvements se choquent et se masquent, se renouvellent, se succèdent, glissent et frémissent perpétuellement…

“ Le poids de la lumière “ propose de vivre l’intime au sein du numérique et dans les replis de nos subconscients. Peur, intuition, mystère s’y cachent et dévoilent les aspects de notre part maudite, part engloutie, part cachée et rapports érotiques, folie, douceur, dérèglements, jubilation, extase… “ Le poids de la lumière “ est une invitation à plonger et s’élancer avec l’âme d’un sondeur, tâtonner, palper, pousser son être aux confins de l’esthétique turbulente et haptique.